La mesure

La mesure par Air Breizh

Le réseau de surveillance

 

La méthode d’évaluation de la qualité de l’air par la mesure consiste à mettre en place des dispositifs de mesures des concentrations au niveau de stations, de manière continue ou différée via des prélèvements, suivis d’analyses en laboratoire.

En fonction de la couverture temporelle des suivis et d’exigences qualité, les mesures sont dites fixes ou indicatives.

Les méthodes de mesures suivies doivent respecter les préconisations techniques et normatives communiquées par le LCSQA. De même les appareils de mesures et de prélèvements utilisés doivent appartenir à une liste définie par le LCSQA qui assure leur contrôle métrologique préalable.

Le réseau de surveillance de la qualité de l’air mis en place par Air Breizh suit donc les préconisations  et recommandations édictées par le LCSQA dans son Guide méthodologique de conception, implantation et suivi des stations françaises de surveillance de la qualité de l’air.

Consacré exclusivement aux stations de mesures et aux points de prélèvements associés, ce document tient compte de l’évolution du contexte législatif et normatif.

L’objectif principal est de disposer d’un référentiel national d’implantation des points de mesures qui soit conforme aux exigences et aux recommandations des textes européens en vigueur ainsi qu’aux contraintes techniques issues des normes émises par le Comité Européen de Normalisation (CEN).

Le référentiel ainsi établi comporte les différents éléments suivants :

  • une série de définitions nécessaires à la bonne compréhension du guide,
  • les éléments descriptifs d’une station de mesures,
  • la classification et la représentativité des stations, caractéristiques essentielles pour l’interprétation et la comparaison des mesures,
  • des recommandations pratiques sur la conception des stations et l’implantation des points de prélèvement.

Le réseau implanté par Air Breizh est donc en perpétuelle évolution (implantation spatiale, choix des polluants analysés, type de stations mises en place, …) afin de servir de base au référentiel national d’implantation de points de mesures en Bretagne. En 2016, Air Breizh a réalisé une revue de l’ensemble de ses stations pour vérifier leur conformité à ce référentiel.

Les typologies de station

Les stations de mesures se différencient par leur environnement et leur influence comme défini dans le référentiel détaillé précédemment.

La classification selon l’environnement permet de distinguer :

  • une implantation urbaine, attribuée à un site implanté dans une unité urbaine au sens de l’INSEE avec une densité de population supérieure à 3 000 hab/km² ;
  • une implantation périurbaine, attribuée à un site implanté dans une unité urbaine au sens de l’INSEE, avec une densité de population inférieure à 1 000 hab/km² ;
  • une implantation rurale, attribuée à un site implantée dans une commune rurale.

La classification selon l’influence des sources d’émissions majoritaires en un point donné permet de distinguer :

  • une influence de fond : L’implantation est telle que les niveaux de pollution sont représentatifs de l’exposition moyenne de la population ;
  • une influence trafic : le point de prélèvement est situé à quelques mètres d’un axe routier majeur. L’objectif de ces mesures est de caractériser les niveaux de pollution maximale auxquels la population est susceptible d’être exposée.

Une typologie de station se définie donc par la combinaison de ces deux classifications. Tenant compte du contexte breton, les typologies de stations suivantes ont été implantées en région Bretagne :

Les stations « urbaines de fond » sont représentatives de l’air respiré par la majorité des habitants d’une agglomération
Comme pour les stations « urbaines de fond », les stations « périurbaines de fond » sont représentatives de l’air respiré par la majorité des habitants en périphérie d’une agglomération
Les stations « rurales nationales de fond » permettent de caractériser la pollution atmosphérique de fond issue des transports de masses d’air de longues distance (notamment transfrontaliers)
Les stations « urbaines trafic » sont représentatives de l’exposition maximale sur les zones soumises à une forte circulation urbaine

Le LCSQA a défini une liste très complète de critères à respecter en fonction de la typologie d’une station (repris dans le référentiel décrit précédemment).

La démarche de création d’une station est une procédure encadrée par la réglementation, faisant l’objet de multiples validations sur la base de mesures préalables à l’implantation et d’informations à collecter sur le site et ses environs, pour s’assurer que le lieu retenu permettra de répondre à l’objectif de la future station. Cette démarche peut durer de plusieurs mois à 1 an.

Les critères d’implantation font ensuite l’objet de vérification tous les 5 ans maximum, ce qui est tracé dans une documentation exhaustive mise à disposition des services de l’état.

La répartition des typologies et du nombre de stations de mesures

La localisation (et donc la typologie) ainsi que le nombre de stations de mesures sur un territoire  donné répondent à des exigences réglementaires définies au niveau européen selon les niveaux de pollution et le nombre de personnes résidant dans la zone concernée.

Les caractéristiques du dispositif de mesures et son évolution, sont programmées pour une durée de 5 ans à l’occasion de la réalisation du Programme Régionale de Surveillance de la Qualité de l’Air (PRSQA), sur la base des résultats des mesures des 5 dernières années.

Le réseau de stations En Bretagne

La carte ci-dessous présente le réseau des stations de mesures d’Air Breizh.

Elles sont implantées majoritairement au niveau des grandes agglomérations bretonnes, essentiellement situées sur le littoral exceptée Rennes, puisque celles-ci regroupent la majeure partie de la population du territoire. D’autres outils comme la modélisation ou l’inventaire, permettent de compléter la surveillance sur le reste du territoire.

 Une station de mesures

Une station de mesures peut être implantée dans un local existant ou dans une cabine isolée mise en place spécifiquement. En Bretagne, la majorité des stations est implantée dans des cabines isolées.

canne de la station de Lorient Bois Bissonnet

Exemple de canne de la station de Lorient Bois Bissonnet

L’air extérieur est prélevé via une tête de prélèvement, qui peut différer en fonction du polluant mesuré. Cette dernière est reliée à un analyseur, via un tube de prélèvement, ce qui permet de suivre les concentrations en continu, ou à un préleveur accumulant les polluants sur un support qui sera ensuite analysé en laboratoire accrédité.

 

 

 

analyseur de la station Quimper Zola

Exemple d’analyseur de la station Quimper Zola

Chaque station est équipée d’un ou plusieurs analyseurs mesurant chacun un polluant spécifique. Les données de mesures sont rapatriées sur un poste central plusieurs fois par jour afin de suivre en permanence l’évolution des concentrations et assurer notre mission d’information des services de l’état et de la population notamment en cas de dépassement des seuils d’alertes.

 

Dans certains cas, bien que peu fréquent, la station de mesures peut se résumer à un abri qui renferme un tube de prélèvement qui accumule les polluants, et qui est ensuite envoyé pour analyse en laboratoire. C’est le cas des stations assurant la mesure dite ‘indicative’ du benzène.

 

La diffusion de la donnée

 

L’air ambiant est capté par les stations afin d’être analysé par du matériel de mesure spécifique, étalonné et vérifié systématiquement.

Les données acquises par les appareils de mesures sont transmises au serveur central d’Air Breizh, via le réseau, afin d’y être consolidées et validées par une équipe de spécialistes, experts dans l’analyse de ces mesures.

Une fois validées, ces données servent à alimenter trois grands axes de travail :

  • la modélisation qui en associant les mesures de terrain avec les données d’inventaires des émissions et les données météorologiques permet d’obtenir des prévisions de qualité de l’air à j+1, j+2, …
  • La diffusion des données sur notre site internet pour informer le citoyen sur la qualité de l’air qu’il respire.
  • La diffusion est également effectuée vers une base de données nationale gérée par le LCSQA, appelée Géod’air, créée par le ministère en charge de l’environnement, pour assurer une centralisation des données au niveau national et un rapportage au niveau européen.

 

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