FAQ
Bienvenue sur la foire aux questions d’Air Breizh, l’observatoire de la qualité de l’air en Bretagne.
Rien de plus simple ! Vous retrouvez les informations sur notre site ou directement dans votre poche avec notre application AERMINE
La qualité de l’air désigne l’état de l’air que nous respirons, évalué notamment à partir de la concentration de différents polluants.
Les polluants surveillés, leurs mesures, les sources de pollution, l’impact sur la santé…. On vous dit tout ici :
Tous les polluants atmosphériques n’ont pas les mêmes effets sur la santé. Parmi ceux surveillés dans l’air ambiant, les particules fines PM2,5 constituent un enjeu sanitaire majeur.
Très petites, elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et passer dans la circulation sanguine. Une exposition prolongée augmente notamment les risques de maladies cardiovasculaires et respiratoires.
Le dioxyde d’azote (NO₂), principalement lié aux phénomènes de combustion et notamment au trafic routier, est également un polluant important pour la santé.
Il n’existe donc pas un « polluant le plus dangereux » dans toutes les situations : le risque dépend du polluant, de sa concentration, de la durée d’exposition et des caractéristiques des populations exposées.
La situation dépend fortement du polluant considéré et des activités présentes sur le territoire.
Par exemple, l’ammoniac (NH₃) est principalement émis par le secteur agricole, qui représente environ 97 % des émissions bretonnes de NH₃. La Bretagne est particulièrement concernée par ce polluant puisqu’elle représente environ 18 % des émissions nationales de NH₃.
Les gaz à effet de serre restent longtemps dans l’atmosphère, jusqu’à 273 fois plus pour le N2O par exemple que les CO2. Ils agissent à l’échelle globale et contribuent au réchauffement climatique.
Les polluants à effet sanitaire restent peu longtemps dans l’air (heures à jours), et ont un impact direct sur la santé.
Pour information une même source d’émissions (routier, agriculture…) entrainent des des phénomènes bien distincts : les polluants à effets sanitaires (PES) poru la pollution de l’air et des GES pour le réchauffement te le dérèglement climatique.
A l’heure actuelle nous avons 16 stations de mesure. C’est-à-dire, stations « en dur » qui collectent en permanence les données de pollution transmises par les capteurs. 1 analyseur pour 1 polluant.
Chaque station analyse les polluants réglementaires qui permettent de créer l’indice Atmo mais peuvent aussi avoir des spécificités supplémentaires. Par exemple l’analyse des HAP, de l’ammoniac…
Vous pouvez retrouver notre carte du réseau de surveillance dans nos rapports d’activité, section publications.
Pour compléter ce réseau de surveillance réglementaire nous avons des camions laboratoire mobiles disponibles ainsi que des abris pour des tubes à prélèvements passifs pour s’adapter aux études à déployer sur le territoire.
Quelle méthodologie est utilisée pour réaliser l’inventaire ?
L’inventaire des émissions est réalisé selon une méthodologie conforme au guide PCIT2, qui définit les méthodes de référence pour l’élaboration des inventaires territoriaux d’émissions atmosphériques.
Les données sont également diffusées conformément au format PCAET, notamment pour les gaz à effet de serre et leur expression en équivalent CO₂.
C’est quoi l’inventaire des émissions
L’inventaire est une description spatiale et temporelle des rejets de polluants dans l’atmosphère. Il permet de faire un bilan complet de ce qui est émis dans l’air sur un territoire (ex : région Bretagne, Rennes Métropole…)
C’est quoi la différence entre émissions et concentrations
La qualité de l’air résulte d’une combinaison entre la quantité de polluants rejetés dans l’air (émissions) et différents phénomènes (conditions météorologiques) qui accumulent ou dispersent ces polluants. C’est l’air que nous respirons, évalué notamment à partir de la concentration de différents polluants (primaires et secondaires).
On parle de polluants primaires quand ils sont directement émis dans l’atmosphère (ex : NOx, COV…). On les distingue des polluants secondaires (ex : O3) qui sont formés par réactions chimiques de gaz entre eux.
Pour en savoir plus découvrez notre dossier sur la qualité de l’air.
A quoi sert l’inventaire des émissions ?
L’inventaire sert à identifier les secteurs prioritaires d’émissions de polluants, définir des objectifs dans le cadre des Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), suivre les évolutions dans le temps ou encore alimenter les modèles de qualité de l’air utilisés dans le cadre de la prévision de la qualité de l’air diffusée au grand public.
D’où proviennent les données utilisées dans l’inventaire ?
L’inventaire repose sur de nombreuses données d’activité : consommations d’énergie, trafic routier, parc de logements, activités industrielles, cheptels agricoles, surfaces cultivées, etc.
Ces données sont associées à des facteurs d’émission, qui permettent d’estimer la quantité de polluant émise pour chaque activité.
Pourquoi les données de l’inventaire ne concernent-elles pas l’année en cours ?
La réalisation d’un inventaire nécessite de rassembler et de consolider de nombreuses données provenant de différentes sources.
Certaines statistiques ne deviennent disponibles qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années. Il existe donc nécessairement un décalage entre l’année inventoriée et l’année de publication.
Quels secteurs d’activité sont pris en compte ?
L’inventaire couvre les principaux secteurs émetteurs : transport routier, résidentiel, tertiaire, agriculture, industrie, production et distribution d’énergie, traitement des déchets et autres transports.
Cette répartition permet d’identifier les principales sources d’émissions pour chaque polluant et chaque territoire.
Quelle est la précision des données ?
Un inventaire constitue une estimation des émissions et comporte donc des incertitudes. Celles-ci dépendent notamment de la précision des données d’activité disponibles et des facteurs d’émission utilisés.
Les méthodologies sont régulièrement actualisées afin d’intégrer de nouvelles connaissances et d’améliorer la précision des estimations.
Pourquoi les valeurs des années précédentes peuvent-elles changer d’une version de l’inventaire à l’autre ?
Les inventaires sont régulièrement recalculés sur l’ensemble de l’historique lorsqu’une méthodologie, un facteur d’émission ou une donnée d’activité est améliorée. Une valeur publiée pour une année donnée peut donc évoluer entre deux versions de l’inventaire. Cela permet de conserver une série historique calculée avec une méthodologie cohérente.
À quelle échelle géographique les émissions sont-elles disponibles ?
Les émissions peuvent être analysées à différentes échelles territoriales, notamment à l’échelle communale ou intercommunale, selon les données disponibles. La localisation d’une émission dans l’inventaire correspond au lieu où elle est considérée comme étant émise selon la méthodologie utilisée.
Je souhaite connaitre les émissions de PM2.5 sur mon territoire
Pas de soucis, rendez-vous directement sur la page Mon territoire pour avoir les données de notre inventaire.
On vous répond en détails juste ici :
