Les gaz à effet de serre

L’effet de serre est un phénomène naturel, qui permet d’avoir une température moyenne de 15°C à la surface de la terre. Sans lui, peu d’eau serait sous forme liquide puisque la température moyenne serait de -18°C.


Certains gaz de l’atmosphère “piègent” les rayons infrarouges émis par la surface terrestre. Ils jouent le rôle de serre : ils laissent entrer une grosse partie du rayonnement solaire jusqu’à la surface et “captent” une partie du rayonnement infrarouge (et donc la chaleur) réémis par la Terre vers l’espace.


L’élévation des concentrations des gaz à effet de serre (GES) entraînée par les activités humaines amplifie le phénomène, menace l’environnement et est à l’origine du réchauffement global de la planète.

Les Gaz à Effets de Serre comprennent :

  • La vapeur d’eau (H2O)
  • Le dioxyde de carbone (CO2 direct, CO2 indirect, biomasse)
  • Le méthane (CH4)
  • Le protoxyde d’azote (N2O)
  • Les gaz fluorés : l’hexafluorure de soufre (SF6)
    les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC) et le trifluorure d’azote (NF3).

Les émissions de gaz à effet de serre sont exprimées en équivalent CO₂. (teqCO2/km²)

Les émissions de gaz à effet de serre contribuent au changement climatique. Elles sont exprimées en équivalent CO₂. Celui-ci permet d’additionner les émissions de différents gaz à effet de serre en les convertissant dans une unité commune. Chaque gaz est ramené à la quantité de CO₂ qui provoquerait le même effet sur le réchauffement climatique, selon son pouvoir de réchauffement global.

40%

des émissions de gaz à effet de serre totaux sont issues du secteur agricole.

2022 en Bretagne – Données Isea V6.1

Émissions de polluants
30%

proviennent du transport routier

2022 en Bretagne – Données Isea V6.1

Émissions de polluants
6.6tonnes

de gaz à effet de serre émis par habitant

13%

baisse des émissions de CO2 entre 2008 et 2022 en Bretagne

Gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) et les polluants à effets sanitaires (PES) sont tous deux émis par les activités humaines, mais ils n’ont pas le même impact.

Les GES contribuent au réchauffement climatique en retenant la chaleur dans l’atmosphère.

Les PES dégradent la qualité de l’air et peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, notamment sur les systèmes respiratoires et cardiovasculaires.
Réduire ces émissions permet à la fois de protéger le climat et d’améliorer la qualité de l’air.

Les gaz à effet de serre (GES) sont indispensables à la vie sur Terre, car ils permettent de maintenir une température moyenne compatible avec les écosystèmes.

Cependant, l’augmentation de leur concentration, principalement due aux activités humaines (transport, industrie, chauffage, agriculture), renforce l’effet de serre naturel et accélère le changement climatique.

Les principaux enjeux sont de limiter le réchauffement de la planète, de réduire la fréquence des événements climatiques extrêmes (canicules, sécheresses, inondations), de préserver la biodiversité, de protéger les ressources en eau et les productions agricoles, ainsi que de réduire les impacts économiques et sociaux liés au dérèglement climatique.

La réduction des émissions de GES constitue donc un levier essentiel pour atteindre les objectifs climatiques et assurer un développement durable.

Tous les gaz à effet de serre n’ont cependant pas le même pouvoir de réchauffement. Pour pouvoir comparer leur impact climatique, il est nécessaire de disposer d’un indicateur commun. Le Pouvoir de Réchauffement Global (PRG) permet ainsi de mesurer, sur une période donnée, l’effet d’un gaz à effet de serre relativement à celui du dioxyde de carbone (CO₂), pris comme référence.

Le PRG est généralement exprimé en équivalent CO₂ (CO₂e). Ainsi, une quantité donnée de gaz peut être convertie en une quantité équivalente de CO₂ en fonction de son pouvoir de réchauffement. Cet indicateur permet notamment de quantifier et de comparer les émissions de différents GES dans le cadre des bilans d’émissions et des objectifs de réduction.

étudiés par Air Breizh

Le méthane (CH4) est un gaz qui est produit principalement de manière biologique

Les origines

Le méthane (CH4) est un gaz qui est produit principalement de manière biologique.

La principale source de ce gaz est agricole, et provient principalement de la fermentation entérique et de la gestion des déjections dans les élevages.

Le méthane est aussi fabriqué par des bactéries dans les zones humides, telles que les rizières et les marais.

Ce gaz est également le premier composant du gaz naturel.

Les effets sur la santé

Le méthane est incolore, inodore, et non toxique. A très haute concentration, il peut cependant provoquer des asphyxies en prenant la place de l’oxygène dans l’air.

Les effets sur l’environnement

Le méthane est un gaz à effet de serre. C’est le troisième plus important gaz à effet de serre à contribuer au réchauffement de la planète après la vapeur d’eau (H2O) et le dioxyde de carbone (CO2).

Ce changement climatique a des conséquences directes, physiques et climatiques sur l’environnement (fontes des glaciers, élévation du niveau de la mer… non exhaustif). Il influe aussi sur les écosystèmes et en particulier en modifiant la biodiversité.

Les origines

Le dioxyde de carbone aussi appelé gaz carbonique (CO2) est naturellement émis par la respiration des êtres vivants (animaux, végétaux, organismes du sol). Les feux de forêts et les éruptions volcaniques sont aussi sources de CO2.

Les émissions anthropiques sont liées à la combustion d’origine fossile (pétrole, gaz naturel, charbon…). Ces combustions permettent la production d’énergie pour la chaleur, la lumière et les transports. Le secteur des transports et le secteur résidentiel et tertiaire (principalement les installations de chauffage) sont donc les principales sources d’émissions.

Une partie des émissions de dioxyde de carbone est absorbé par des réservoirs naturels ou artificiels qu’on appelle puits. Les principaux puits actuels sont les océans et la végétation (photosynthèse).

Les effets sur la santé

Le CO2 est un gaz peu toxique à faible dose. A forte concentration, il peut provoquer des malaises et des maux de tête. Il peut également perturber le rythme cardiaque et la pression sanguine.

Ce gaz peut entraîner à haute dose une asphyxie par remplacement de l’oxygène dans l’air.

Les effets sur l’environnement

Le dioxyde de carbone est le deuxième GES le plus important dans l’atmosphère après la vapeur d’eau.

Le CO2 a aussi un impact important sur l’acidification des océans.

Les origines

Le protoxyde d’azote (N2O) est émis principalement par les produits azotés utilisés (fertilisants minéraux) et générés par l’agriculture (engrais, fumier, lisier).

Dans une moindre mesure, les industries manufacturières sont aussi émettrices de ce composé. Une petite partie des émissions de protoxyde d’azote est attribuée au trafic routier, en particulier aux pots catalytiques.

Les effets sur la santé

Le protoxyde d’azote est utilisé en médecine pour ses propriétés anesthésiques. Le protoxyde d’azote est aussi un gaz hilarant.

A forte dose, il entraîne l’euphorie, et des troubles de la perception visuelle et auditive. Il possède un effet sédatif, et provoque également vertiges, angoisse, troubles digestifs (nausées, vomissements).

Enfin, il peut entraîner des troubles neurologiques (tremblements, coordination des mouvements).

Les effets sur l’environnement

C’est le quatrième plus important gaz à effet de serre à contribuer au réchauffement de la planète après la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).

Ce changement climatique a des conséquences directes, physiques et climatiques sur l’environnement (fontes des glaciers, élévation du niveau de la mer). Il influe aussi sur les écosystèmes et en particulier en modifiant la biodiversité.