Les odeurs
Accompagner les territoires dans la gestion des nuisances olfactives
Les odeurs sont parmi les premières causes de plaintes, d’après l’ADEME.
C’est pourquoi, pour répondre à ces problématiques, Air Breizh propose deux accompagnements distincts : le diagnostic olfactif et l’observatoire des odeurs

Mais avant tout ? C’est quoi une odeur ?
Une odeur peut être définie comme une « émanation transmise par un fluide (air, eau) et perçue par l’appareil olfactif ». Elle résulte de la présence dans l’air de molécules odorantes, dont la perception dépend notamment de leur concentration, mais également de la sensibilité individuelle et du caractère plus ou moins agréable ou désagréable de l’odeur.
La perception répétée d’odeurs, en particulier lorsqu’elles sont désagréables, peut constituer une nuisance olfactive susceptible d’avoir des effets sur la santé et le bien-être. Ces effets peuvent notamment se traduire par des symptômes tels que des nausées ou des maux de tête, ainsi que par du stress ou une altération du bien-être. Ils ne sont toutefois pas nécessairement proportionnels à l’intensité de l’odeur mesurée.
Il convient par ailleurs de distinguer la perception d’une odeur et la toxicité des substances qui en sont responsables : une odeur désagréable ne signifie pas nécessairement que les concentrations de substances odorantes présentent un danger toxicologique, et inversement, certaines substances dangereuses peuvent être inodores.
Sur le plan réglementaire, cette distinction n’empêche pas de considérer la nuisance olfactive comme une forme de pollution atmosphérique. L’article 2 de la loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie définissait en effet la pollution atmosphérique comme pouvant notamment avoir pour conséquence de « provoquer des nuisances olfactives excessives ». Cette définition est aujourd’hui reprise à l’article L. 220-2 du Code de l’environnement.
Ainsi, une odeur ne doit pas nécessairement être associée à un effet toxique pour être reconnue juridiquement comme une nuisance relevant de la pollution atmosphérique : le caractère excessif de la nuisance olfactive constitue en lui-même un élément pris en compte par la définition légale de la pollution atmosphérique.
Notre accompagnement
Le diagnostic olfactif
L’observatoire des odeurs
Nous réalisons pour vous une cartographie olfactive du territoire à analyser.
OBJECTIFS :
- Comprendre le paysage olfactif d’un environnement (urbain, industriel, etc)
- Identifier les sources d’odeurs potentielles
- Localiser les zones sensibles
Nous mettons en place et pilotons pour vous un observatoire des odeurs.
OBJECTIFS :
- Mobiliser les acteurs locaux et les riverains
- Suivre les nuisances odorantes dans le temps
- Former la population et les acteurs locaux aux odeurs en mettant en place un langage commun : le Langage des Nez®.
- Améliorer le dialogue riverains/industriels
- Trouver des leviers d’action
Le Diagnostic olfactif
Comprendre et cartographier les odeurs d’un territoire
Les odeurs présentes dans l’environnement peuvent être liées à de nombreuses sources, qu’elles soient industrielles, agricoles, urbaines ou liées au fonctionnement d’équipements spécifiques. Leur perception et leur dispersion peuvent varier en fonction de la nature des émissions, des conditions météorologiques et de l’environnement.
Le diagnostic olfactif est une étude réalisée sur le terrain permettant de caractériser les odeurs présentes dans un environnement et de spatialiser leur perception. Il permet d’identifier les différentes notes odorantes, de les caractériser selon le référentiel du Langage des Nez®, d’en apprécier l’intensité et de déterminer leur répartition dans l’espace.
À partir d’une expertise réalisée sur le terrain, les différentes notes odorantes peuvent être caractérisées et associées, lorsque cela est possible, aux sources d’émission potentielles.
La cartographie obtenue permet notamment de localiser les zones de perception, les secteurs présentant les plus fortes intensités et les limites de perception des odeurs, afin de mieux comprendre leur dispersion dans l’environnement.


Un outil pour différents besoins
Le diagnostic olfactif peut être mis en œuvre dans différents contextes :
- Étudier l’environnement olfactif d’un projet
En amont de la création ou de l’évolution d’une installation susceptible d’émettre des odeurs, le diagnostic permet de caractériser l’état olfactif initial d’un territoire et d’identifier les éventuelles sources déjà présentes.
- Caractériser une nuisance olfactive
Lorsqu’une problématique olfactive est identifiée sur un territoire, le diagnostic permet de caractériser les odeurs perçues, d’en localiser les zones de perception et de rechercher les sources potentielles.
- Suivre une problématique spécifique
Le diagnostic peut être adapté au suivi de composés ou de problématiques particulières, notamment dans le cadre de la surveillance de l’H₂S ou d’autres nuisances odorantes.
- Évaluer l’influence d’une source
La spatialisation des observations permet d’étudier l’empreinte olfactive d’une installation et d’observer comment la perception des odeurs évolue avec la distance et selon les conditions environnementales.
Le diagnostif olfactif permet de :
-
1
Caractériser
Identifier les différentes notes odorantes présentes dans l’environnement.
-
2
Localiser
Identifier les zones de perception et les secteurs sensibles.
-
3
Quantifier la perception
Apprécier l’intensité des odeurs observées sur le terrain.
-
4
Spatialiser
Cartographier l’empreinte olfactive et les limites de perception.
-
5
Comprendre
Mettre en relation les observations avec les sources potentielles et les conditions environnementales.
L’observatoire des odeurs
C’est quoi un observatoire des odeurs ?
Ce nouvel outil permet aux collectivités, industriels et riverains de mieux comprendre les phénomènes odorants, d’objectiver les nuisances et de construire un dialogue apaisé entre l’ensemble des parties prenantes en partageant un langage commun : le Langage des Nez®.


Quels objectifs ?
Réduire les nuisances odorantes afin d’améliorer le cadre de vie, tout en favorisant une compréhension partagée des phénomènes entre les différents acteurs concernés.
Une démarche participative
qui permet concrètement :
- d’identifier et de suivre les perceptions odorantes sur un territoire ;
- de repérer les sources potentielles d’émissions ;
- d’établir des pistes d’actions prioritaires pour la réduction des nuisances ;
- de mesurer l’impact environnemental des dispositifs de traitement des odeurs mis en place ;
- de favoriser le dialogue entre riverains, collectivités et exploitants.


Un langage commun
Avant de signaler les odeurs il faut parler le même langage. Air Breizh propose avec cet observatoire, la mise en place d’une formation au Langage des Nez®.
Cet outil méthodologique permettant de décrypter les émissions odorantes, qu’elles soient perçues à la source ou dans l’environnement.
Il repose sur un apprentissage sensoriel visant à décrire les odeurs de manière structurée. Cette formation permet d’acquérir un vocabulaire commun, partagé entre les participants, afin de rendre possible une description plus précise, plus objective et reproductible des odeurs perçues.
Ce langage permet de
- mieux connaître le paysage olfactif d’un secteur donné ;
- comparer les odeurs perçues par les populations riveraines avec celles recensées sur les sites émetteurs ;
- objectiver les situations de gêne olfactive ;
- établir des pistes d’actions prioritaires pour la réduction des nuisances ;
- mesurer l’impact des dispositifs de traitement ou d’abattement des odeurs mis en place dans l’environnement.
Cette méthode peut s’appliquer à tout type d’odeurs – environnementales, industrielles, alimentaires ou cosmétiques – et être utilisée par des publics variés : riverains, salariés d’entreprises, associations de surveillance de la qualité de l’air ou encore experts de bureaux d’études.
Un outil de signalement
Grâce à la plateforme de signalement Signal’Air, les observations précises du jury de Nez (formé au langage) et du grand public (basées sur les ressentis) sont recueillies, analysées et cartographiées en temps réel.
Elles permettent de mieux caractériser le paysage olfactif d’un territoire, sur une zone et une période données et de lancer les actions nécessaires si besoin.

Une expertise déjà éprouvée : l’exemple de l’observatoire des odeurs de Lantic et de Brest
A Lantic, après deux ans de fonctionnement, les retours sont très positifs.
Les riverains se sont appropriés la question de la qualité de l’air dans leur environnement de vie.
Le dialogue avec l’industriel s’est renoué : l’identification précise d’une odeur permet de comprendre son origine, d’éviter les amalgames et de responsabiliser l’ensemble des acteurs.

« En faisant la formation sur le langage des odeurs, j’ai compris que la gêne olfactive que j’avais ne venait pas du tout de là où je pensais. »
« Nous avons pu recréer du lien avec les riverains et simplement discuter ensemble pour trouver des solutions. »
Ils parlent de nous :
Télégramme :
Ouest-France :
Pour voir les coulisses de la mise en place de l’observatoire des odeurs c’est par ici <<
Besoin de mettre en place un observatoire des odeurs ?
Nous sommes à votre écoute
Les rapports :
Observatoire des odeurs de Brest

Retrouvez-ici les procès-verbaux mensuels de l’observatoire des odeurs de Brest :
Observatoire des odeurs de Lantic

Retrouvez-ici les procès-verbaux mensuels de l’observatoire des odeurs de Lantic :
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