Ma maison

Nous passons environ 80% du temps dans des lieux fermés et l’air que l’on y respire peut parfois être de moins bonne qualité que l’air extérieur car il est vecteur des polluants de l’air extérieur mais également de polluants spécifiques à l’air intérieur.

  • les occupants et leur activité : l’humidité (cuisson, machine à laver, …), le tabagisme, les animaux et les plantes (et leurs traitements), les produits d’entretien, de toillette et cosmétiques, les poubelles et les déchets
  • les équipements : chaudière, poêle ou cheminée mal entretenue, ventilation et climatisation mal entretenue, véhicules (gaz d’échappement), les aspirateurs,…
  • les matériaux : isolants, revêtements (sols, murs et plafonds), ameublement et tissus, …
  • et l’air extérieur entrant ainsi que les émanations du sol (radon par exemple).

Passons tout cela en revue.


Il est important de :

  • aérer quotidiennement une dizaine de minutes le matin et le soir les chambres et les pièces de vie.
  • favoriser les circulations naturelles de l’air en installant un équipement type VMC et/ou en créant les conditions favorables au renouvellement de l’air (espace d’air de 2 cm sous les portes, ne pas boucher les entrées d’air et extractions, ouvrir les fenêtres selon les activités (bricolage par exemple…)
  • entretenir et nettoyer les bouches de soufflage et/ou extractions des VMC, changer les filtres d’insufflation et extraction

Il est important de maintenir un taux d’humidité compris entre 40 et 60% ainsi qu’une température entre 18 et 22°c. Ainsi, il faut privilégier, lorsque c’est possible, de faire sécher le linge à l’extérieur ou dans une pièce bien ventilée.


Dans la cuisine, il est conseillé de couvrir les récipients contenant de l’eau à bouillir.


Plusieurs gestes peuvent garantir un air sain :

  • Etre extrêmement vigilant avec les appareils de chauffage mobile (gaz et pétrole) source notamment de monoxyde de carbone. Ne jamais les utiliser de façon continue !
  • Pour en savoir plus sur le chauffage au bois
  • En cas d’achat de matériaux (construction, couvrant, isolant, …), il faut prendre le temps de consulter l’étiquette “Emissions dans l’air intérieur” qui signale de façon simple et lisible le niveau d’émission en COV. Le niveau d’émission y est décrit sur une échelle allant de A+ (faible) à C (forte).
  • Privilégier les produits mettant en avant les labels environnementaux permet de garantir un niveau faible.
  • Repérer les dangers potentiels grâce aux pictogrammes réglementaires.

Une exposition répétée et durable, même à des doses de polluants parfois très faibles, peut aggraver ou être à l’origine de pathologies chroniques ou de maladies graves (maladies et allergies respiratoires, hypersensibilité bronchique, diminution de la capacité respiratoire, cancers…).

Difficiles à étudier, ces effets apparaissent longtemps après l’exposition et la détermination du ou des polluants responsables est souvent complexe.

Source : ADEME

Dans une maison, les polluants proviennent de multiples sources (intérieures et extérieures).

Dans le salon et les chambres :
isolants,
poêle ou cheminée mal entretenue ou ancienne,
revêtements de murs,
plafonds,
sols,
ameublement (bois collés),
peintures,
vernis,
colles,
textiles,
tissus,
tapis,
matelas,
respiration des occupants (humidité),
aspirateur (poussières),
plantes (allergènes, engrais, pesticides)…
Dans la salle de bains :
produits de toilette,
cosmétiques,
parfums…
Dans la cuisine :
ventilation et climatisation mal entretenues,
poubelles,
stockage des déchets,
machines à laver,
sèche-linge,
produits d’entretien,
cuisson…
Dans la salle à manger :
bougies,
parfums d’intérieur,
encens,
animaux (allergènes),
tabagisme…
Dans le sous-sol et garage :
chaudière mal entretenue,
produits de bricolage,
émanations des voitures ou motos…
De l’air extérieur :
gaz d’échappement,
activités industrielles ou agricoles,
chauffage au bois non performant, pollens…
Du sol :
émanations naturelles (radon),
sols contaminés…