Le chauffage au bois

90% des particules fines PM2.5 émises par le secteur résidentiel (plus de 50% du total)sont dues au chauffage bois.

Les particules fines ont un impact direct sur notre santé puisqu’elles entrent dans le système respiratoire.

Mais des solutions existent pour réduire considérablement les émissions.


Le mode de chauffage d’un logement influence à la fois les émissions de polluants atmosphériques et les émissions de gaz à effet de serre.


Le chauffage au bois, notamment dans les appareils anciens ou mal utilisés, constitue une source importante de particules fines.

Les chaudières au gaz et au fioul émettent notamment des oxydes d’azote et des gaz à effet de serre.


Si le bois est une énergie renouvelable, il peut être très polluant quand il sert de combustible de chauffage dans un vieux poêle à bois ou une cheminée ouverte.

Il représente l’une des sources principales de pollution de l’air en période hivernale.

Pour rappel, en Bretagne :

55%

des émissions de particules fines PM2.5

proviennent du secteur résidentiel. Données ISEA V6.1

90%

de ces émissions sont liées au chauffage au bois

Données ISEA V6.1

16%

des logements bretons se chauffent au bois


Découvrez ce que sont les particules fines PM2.5, capables de pénétrer profondément dans l’appareil respiratoires, et leurs risques pour la santé et l’environnement.

Le carbone suie, est un composant clé des PM2.5.

Il est formé par la combustion incomplète de combustibles carbonés (biomasse et hydrocarbures). Il se caractérise par sa composition, constitué d’éléments de carbone, et par sa couleur noire qui absorbe le rayonnement lumineux.

Il fait partie des polluants non réglementés dans l’air ambiant en France mais classé polluant d’intérêt national (PIN)

Il n’existe à ce jour aucune valeur de référence pour ce polluant. Cependant, compte tenu de son impact sanitaire et climatique, ce polluant fait partie des polluants d’intérêt national (LCSQA, 2021) qui font l’objet d’une surveillance nationale.

De plus, dans le cadre de la nouvelle directive européenne (objectif 2030) qui vise à rendre plus strict les seuils pour les polluants les plus nocifs à la santé humaine (exemple des particules en suspension PM10 et PM2,5, de l’ozone – O3 ou encore du dioxyde d’azote – NO2), le carbone suie fait partie des polluants émergents à suivre sur certains sites caractéristiques de pollution de fond (rurale et urbaine).

  • En améliorant les performances thermiques des bâtiments
  • en réduisant les émissions du chauffage au bois individuel, par l’utilisation de matériel plus performant et plus récent (renouvellement des inserts antérieurs à 1996, utilisation de poêle à bois de nouvelles générations (labels flamme verte)…)
  • en maîtrisant le développement des chaufferies bois collectives.

Comment réduire l’impact de mon chauffage au bois ?

En partenariat avec Fibois Bretagne et la MCE Bretagne

  • La combustion d’un bois très humide émet deux fois plus de particules très fines qu’un bois bien sec, et 10 % des sondés brûlent du bois considéré comme humide ou très humide du fait de conditions de stockage inadapté ou d’un temps de séchage beaucoup trop court.
  • Un allumage bien réalisé par le dessus des bûches dégage 50 % de particules en moins qu’un allumage classique par le bas avec un allume-feu et du petit bois, et pourtant seul 10 % des sondés démarrent ainsi leur feu.
  • Une combustion à allure réduite laissant la bûche devenir braise avant de recharger ou un foyer mal aéré génère aussi jusqu’à 10 % de pollution supplémentaire par rapport à un feu vif.
  • Ne pas utiliser du bois de récupération (souvent traité et susceptibles d’émettre des polluants cancérigènes notamment)
  • Et enfin, un mauvais entretien du foyer et des conduits de cheminée peut entraîner une dégradation des performances pouvant s’élever à 45 %.

Pour sensibiliser le plus grand nombre, nous proposons un stand de sensibilisation au chauffage au bois.

Soutenue par l’ARS dans le cadre du PRSE4 et financée par la DREAL dans le cadre du PPA de Rennes Métropole, cette initiative, lancée en 2023, vise à sensibiliser un maximum de personnes aux bonnes pratiques. Ainsi, l’objectif est d’améliorer durablement la qualité de l’air dans les territoires concernés.

  • Tous les hivers nous sillonnons les marchés de la Métropole Rennaise pour faire connaître les bonnes pratiques de chauffage
  • Nous proposons aussi aux collectivités une déclinaison du bûche tour sur leur territoire : un stand clé en main pour diffuser les bonnes pratiques liées au chauffage au bois en autonomie.

Pour étayer notre discours, nous avons mener quelques études sur les émissions du chauffage au bois.

Vous pouvez en retrouver quelques unes ici :