Mieux comprendre

La qualité de l’air

Il est là, tout le temps, indispensable à notre survie.

Invisible et pourtant bien présent : l’air.

On le respire, on le sent parfois sur la peau, porté par le vent, ou dans une odeur particulière qui titille les narines, ou encore au passage de quelques pollens qui s’envolent…

Mais de quoi parle-t-on quand on parle de qualité de l’air ?

Tour d’horizon :

Photos @Yves Guillochon - Cancale
À retrouver dans cet article

Le saviez-vous ?

On boit 1.5L d'eau

par jour, en moyenne

On respire15000L d'air

par jour, en moyenne

« Constitue une pollution atmosphérique au sens de la présente loi l’introduction par l’homme, directement ou indirectement, dans l’atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives excessives. »

Article 2 de la loi LAURE (loi n° 96-1236 du 30 décembre 1996)

L’atmosphère est composé de gaz.

  • 21% oxygène (O2)
  • 78% azote (N2)
  • 1% d’autres gaz rares

L’air est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d’origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les particules désertiques…) ou issues des activités humaines (chauffage, industries, transports…), ces dernières constituant la pollution de l’air.

C’est quoi l’atmosphère ?
L’atmosphère, une enveloppe gazeuse

L’atmosphère terrestre est l’enveloppe gazeuse qui entoure la Terre. Elle joue un rôle essentiel pour la vie et contribue notamment à réguler la température de la surface terrestre, à nous protéger d’une partie des rayonnements solaires et à permettre les échanges indispensables aux êtres vivants.

L’atmosphère s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres et se compose de différentes couches : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère, la thermosphère et l’exosphère.

La troposphère, le milieu de vie

La troposphère est la couche de l’atmosphère située au plus près de la surface terrestre. Elle s’étend généralement jusqu’à environ 8 km d’altitude aux pôles et 15 à 18 km dans les régions tropicales.

C’est dans cette couche que se déroulent la plupart des phénomènes météorologiques et que se concentre l’essentiel de l’air que nous respirons. C’est également dans la troposphère que se produisent les principaux phénomènes qui influencent la qualité de l’air, notamment la dispersion, la transformation et l’accumulation des polluants atmosphériques.

La qualité de l’air résulte d’une combinaison entre la quantité de polluants rejetés dans l’air (émissions) et différents phénomènes (conditions météorologiques) qui accumulent ou dispersent ces polluants. C’est l’air que nous respirons, évalué notamment à partir de la concentration de différents polluants (primaires et secondaires).

On parle de polluants primaires quand ils sont directement émis dans l’atmosphère (ex : NOx, COV…). On les distingue des polluants secondaires (ex : O3) qui sont formés par réactions chimiques de gaz entre eux.

Dans l’air extérieur, sont notamment surveillés

les polluants règlementés suivants :

  • Particules fines PM10
  • Particules fines PM2.5
  • Oxyde d’azote NO2
  • Ozone O3
  • Dioxyde de Soufre SO2

L’air intérieur, désigne l’air que l’on respire dans tous les environnements clos (maison, voiture, bureau…). Les polluants retrouvés sont notamment les suivants :

  • Monoxyde de carbone
  • Composés organiques volatils COV
  • Pesticides
  • Benzène
  • Radon

Notre air est classé par niveau de qualité de l’air de Bon à Extrêmement mauvais, réuni sous l’indice AER qui permet de mettre en place des cartes de prévision de qualité de l’air et de connaître simplement la qualité de l’air près de chez soi.

Cet indice prend en compte 5 polluants analysés en continu depuis nos stations de mesure :

  • l’ozone (O3)
  • le dioxyde d’azote (NO2)
  • les particules en suspension (PM10 et PM2.5)
  • le dioxyde de soufre (SO2)
On vous explique la méthode

Pour répondre au besoin de prévision des indices de la qualité de l’air à J et J+1,  ces derniers sont déterminés à partir des concentrations relevées aux stations fixes et des modèles de prévision disponibles pour connaître leurs évolutions sous 24 à 48 h.

Le calcul de l’indice est effectué à partir des concentrations des 5 polluants grâce à la modélisation qui intègre et agrège les données des inventaires d’émissions de polluants, les mesures aux stations de notre réseau de surveillance et les prévisions météorologiques.

En cas de prévision de pic de pollution, une procédure d’information, voire d’alerte, est déclenchée lors d’un dépassement de seuil fixé par Arrêté Préfectoral pour le NO2, les PM10 et l’O3 (et depuis 2023, pour les PM2.5 dans le seul département d’Ille-et-Vilaine). Le dioxyde de soufre n’est plus un polluant à enjeu en Bretagne, c’est pourquoi sa surveillance a été allégée (arrêt des mesures en 2016)

Air Breizh informe les services de l’Etat concernés, notamment la Préfecture qui prend la décisions des mesures visant à diminuer les niveaux de pollution.

Naturelles / anthropiques

  • L’agriculture
  • Les transports (trafic routier et autres transports)
  • Le résidentiel (dont le chauffage au bois)
  • L’industrie
  • Le tertiaire

AIR

  • Particules fines PM10 : 50% Agriculture / 28% résidentiel / 13% trafic routier
  • Particules fines PM2.5 : 55% résidentiel / 22 % agriculture / 16% trafic routier
  • Oxydes d’azote NOx : 46% trafic routier / 19% autres transports
  • Ammoniac NH3 : 98% agriculture

CLIMAT

  • GES TOTAUX : 40% agriculture / 30% trafic routier

Source ISEA V6.1 – données régionales – Air Breizh 2022

Nos stations de mesures, les analyseurs, les inventaires, la modélisation… On vous explique comment fonctionne un observatoire de la mesure à nos cartes de modélisation de la pollution de l’air.