Notre observatoire
Air Climat Energie
Air Breizh, Observatoire Air–Climat–Énergie, mesure, collecte, analyse et met à disposition des données permettant de mieux comprendre les évolutions de la qualité de l’air, du climat et de l’énergie en Bretagne.
Chaque année, nous suivons et répertorions les principaux indicateurs autour des trois grandes thématiques :
AIR : Concentrations de polluants atmosphériques (NO₂, particules fines PM10 et PM2.5, ozone…) et évolution de la qualité de l’air sur le territoire.
CLIMAT : Suivi des émissions de gaz à effet de serre, leur évolution et leur répartition entre les différents secteurs d’émissions.
ÉNERGIE : Analyse de la consommation énergétique, de la production d’énergies renouvelables et de l’évolution des usages dans les secteurs du transport, du bâtiment, de l’industrie, etc.
Ces données sont mobilisées au travers de quatre grands outils complémentaires, directement au service de l’évaluation de l’exposition aiguë et chronique des populations aux polluants atmosphériques.
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Un réseau de mesures
Le territoire est couvert par un réseau de stations de mesure en continu, implantées dans des lieux représentatifs des différents types d’exposition à la pollution (urbaine, rurale, à proximité du trafic routier…). Ce dispositif est complété par des campagnes de mesures ponctuelles sur le territoire breton à l’aide de stations mobiles (camions ou remorques instrumentées)
Voir nos stations -
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Des outils de modélisation
Présenté dans une carte grand public qui permet notamment à partir de l’inventaire des émissions, des conditions météorologiques et du réseau de mesures in-situ, de scénariser la répartition des polluants sur un territoire et d’acquérir une meilleure compréhension des phénomènes locaux de pollution. Les AASQA s’appuient sur cet outil pour prévoir la qualité de l’air, anticiper les épisodes de pollution et diagnostique l’exposition des populations.
Mon territoire -
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Un inventaire des émissions
L’inventaire recense, en tout point du territoire, les sources de pollution par secteur d’activité : transports routiers et non routiers, agriculture, industrie, production et distribution d’énergie, résidentiel, tertiaire…
Émissions de polluants -
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Des outils d’alerte et d’information
Via la lecture des indices AER depuis nos cartes modélisées, notre application, l’envoi quotidien des bulletins qualité de l’air ou des pics de pollution et/ou la diffusion des cartes via nos réseaux sociaux
Découvrir
« L’Etat et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en œuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. »
Loi LAURE : Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie, 1996
A retrouver dans cet article
À retrouver dans cet article :
La mesure par Air Breizh
Comment sont mesurés les polluants présents dans l’air ?
Le réseau de surveillance
La méthode d’évaluation de la qualité de l’air par la mesure consiste à mettre en place des dispositifs de mesure des concentrations au niveau de stations, de manière continue ou différée via des prélèvements, suivis d’analyses en laboratoire.
En fonction de la couverture temporelle des suivis et d’exigences qualité, les mesures sont dites fixes ou indicatives.
Les méthodes de mesure suivies doivent respecter les préconisations techniques et normatives communiquées par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA). De même les appareils de mesure et de prélèvements utilisés doivent appartenir à une liste définie par le LCSQA qui assure leur contrôle métrologique préalable.
La classification selon l’influence des sources d’émissions majoritaires en un point donné permet de distinguer :
En savoir plus sur les préconisations du LCSQA
Le réseau de surveillance de la qualité de l’air mis en place par Air Breizh suit donc les préconisations et recommandations édictées par le LCSQA dans son Guide méthodologique de conception, implantation et suivi des stations françaises de surveillance de la qualité de l’air.
Consacré exclusivement aux stations de mesure et aux points de prélèvements associés, ce document tient compte de l’évolution du contexte législatif et normatif.
L’objectif principal est de disposer d’un référentiel national d’implantation des points de mesure qui soit conforme aux exigences et aux recommandations des textes européens en vigueur ainsi qu’aux contraintes techniques issues des normes émises par le Comité Européen de Normalisation (CEN).
Le référentiel ainsi établi comporte les différents éléments suivants :
- une série de définitions nécessaires à la bonne compréhension du guide,
- les éléments descriptifs d’une station de mesure,
- la classification et la représentativité des stations, caractéristiques essentielles pour l’interprétation et la comparaison des mesures,
- des recommandations pratiques sur la conception des stations et l’implantation des points de prélèvement.
Le réseau implanté par Air Breizh est donc en perpétuelle évolution (implantation spatiale, choix des polluants analysés, type de stations mises en place, …) afin de servir de base au référentiel national d’implantation de points de mesure en Bretagne. En 2021, Air Breizh a réalisé une revue de l’ensemble de ses stations pour vérifier leur conformité à ce référentiel.

Les stations de mesure de la qualité de l’air
Les stations de mesure se différencient par leur environnement et leur influence comme défini dans le référentiel détaillé précédemment.
La classification selon l’environnement permet de distinguer :
- une implantation urbaine, attribuée à un site implanté dans une unité urbaine au sens de l’INSEE avec une densité de population supérieure à 3 000 hab/km² ;
- une implantation périurbaine, attribuée à un site implanté dans une unité urbaine au sens de l’INSEE, avec une densité de population inférieure à 1 000 hab/km² ;
- une implantation rurale, attribuée à un site implantée dans une commune rurale.
La classification selon l’influence des sources d’émissions majoritaires en un point donné permet de distinguer :
- une influence de fond : L’implantation est telle que les niveaux de pollution sont représentatifs de l’exposition moyenne de la population ;
- une influence trafic : le point de prélèvement est situé à quelques mètres d’un axe routier majeur. L’objectif de ces mesures est de caractériser les niveaux de pollution maximale auxquels la population est susceptible d’être exposée.
Une typologie de station se définie donc par la combinaison de ces deux classifications.
Une station de mesure peut être implantée dans un local existant ou dans une cabine isolée mise en place spécifiquement.
En Bretagne, la majorité des stations est implantée dans des cabines isolées.
Tenant compte du contexte breton, les typologies de stations suivantes ont été implantées en région Bretagne :
| Représentation | Typologies de stations |
|---|---|
| Les stations « urbaines de fond » sont représentatives de l’air respiré par la majorité des habitants d’une agglomération | |
| Comme pour les stations « urbaines de fond », les stations « périurbaines de fond » sont représentatives de l’air respiré par la majorité des habitants en périphérie d’une agglomération | |
| Les stations « rurales nationales de fond » permettent de caractériser la pollution atmosphérique de fond issue des transports de masses d’air de longues distance (notamment transfrontaliers) | |
| Les stations « urbaines trafic » sont représentatives de l’exposition maximale sur les zones soumises à une forte circulation urbaine |



Le réseau de stations en Bretagne
Comment sont réparties les stations au sein du réseau de surveillance ?
La localisation (et donc la typologie) ainsi que le nombre de stations de mesure sur un territoire donné répondent à des exigences réglementaires définies au niveau européen selon les niveaux de pollution et le nombre de personnes résidant dans la zone concernée.
Les caractéristiques du dispositif de mesure et son évolution, sont programmées pour une durée de 5 ans à l’occasion de la réalisation du Programme Régionale de Surveillance de la Qualité de l’Air (PRSQA), sur la base des résultats des mesures des 5 dernières années.
Maintenant que nous avons une station, comment se passe la mesure de la qualité de l’air et l’envoi des données pour étude et diffusion au grand public ?
Comment est capturée la pollution de l’air ?
La méthode
L’air extérieur est prélevé via une tête de prélèvement, qui peut différer en fonction du polluant mesuré.
Cette dernière est reliée à un analyseur, via un tube de prélèvement, ce qui permet de suivre les concentrations en continu, ou à un préleveur accumulant les polluants sur un support qui sera ensuite analysé en laboratoire accrédité.
Chaque station est équipée d’un ou plusieurs analyseurs mesurant chacun un polluant spécifique. Les données de mesure sont rapatriées sur un poste central plusieurs fois par jour afin de suivre en permanence l’évolution des concentrations et assurer notre mission d’information des services de l’état et de la population notamment en cas de dépassement des seuils d’alertes.
Dans certains cas, bien que peu fréquent, la station de mesure peut se résumer à un abri qui renferme un tube de prélèvement qui adsorbe les polluants, et qui est ensuite transmis pour analyse en laboratoire. C’est le cas des stations assurant la mesure dite ‘indicative’ du benzène.
L’air ambiant est capté par les stations afin d’être analysé par du matériel de mesure spécifique, étalonné et vérifié systématiquement.



Quels polluants surveillons-nous ?
En tant qu’AASQA (Association Agréées en charge de la Qualité de l’Air) nous surveillons des polluants réglementés mais aussi parfois d’autres polluants d’intérêt national sur certaines stations.
Pour les découvrir :
Quelles sont les étapes pour la mise en place d’une nouvelle station de mesure de la qualité de l’air ?
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1
Étude préalable
avec analyse du territoire pour localiser les éventuels endroits où positionner la station en fonction de critère d’implantation nationaux (densité de population, concentrations en NO₂…)
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2
Validation
avec la collectivité locale et vérification des contraintes techniques de l’emplacement choisi
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3
Réalisation
d’une campagne préliminaire pour s’assurer que les mesures répondent à l’objectif de la station
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Transmission
des résultats à la DREAL, pour validation de l’installation et mise en service de la nouvelle station
L’inventaire spatialisé des émissions atmosphériques
Qu’est-ce qui est rejeté dans l’atmosphère ?

Une méthodologie globale et collaborative
L’inventaire des émissions est une description spatiale et temporelle des rejets de polluants dans l’atmosphère sur un territoire donné (au niveau d’une commune par exemple) en tonnes par an.
Il consiste à quantifier de la manière la plus exhaustive possible, l’ensemble de sources d’émissions anthropiques ou naturelles. Il faut les distinguer des concentrations (quantités de polluants par volume d’air) représentant la qualité de l’air respiré.
Le principe général de calcul des émissions est de croiser des données statistiques ou réelles (trafic, nombre de salarié, consommation…) à des facteurs d’émissions propres à chaque polluant et à l’activité considérée.
Les périmètres géographiques de diffusion des données sont la région, les départements, les EPCI et les communes.
Version et méthodologie
Les émissions de la Version 6.1 ont été réactualisées pour 8 secteurs d’activités (Industrie de l’énergie, Résidentiel, Tertiaire, Industrie hors énergie, Transports Routiers, Autres Transports, Déchets, Agriculture & Sylviculture et Biotique) pour une trentaine de polluants (PM10, PM2,5, NOx, SO2, NH3, métaux lourds et de gaz à effet de serre ainsi que pour des données de consommation d’énergie) pour les années 2008, 2010, 2012, 2014, 2016, 2018, 2019, 2020, et 2022.
La réalisation de ce travail repose sur une méthodologie de référence formalisée par le Pôle de Coordination nationale des Inventaires Territoriaux (PCIT2 – Juin 2018), prévu par l’arrêté relatif au Système National d’Inventaires d’Emissions et de Bilans dans l’Atmosphère (SNIEBA), ainsi que sur un travail collaboratif (inter-AASQA).

L’objectif de l’inventaire des émissions
- Fournir un état des lieux des rejets de polluants à la population et aux décideurs,
- Aider à l’élaboration, à l’évaluation et au suivi des plans d’actions réglementaires,
- Alimenter la modélisation de la qualité de l’air,
- Apporter des compléments aux réseaux de mesures de la qualité de l’air.
Visualisation des données de l’inventaire des émissions
Par années, par secteurs d’émissions (agriculture, résidentiel, routier…)… Retrouvez toutes les données par ici :
La modélisation de la pollution atmosphérique
Comment l’information de la qualité de l’air est diffusée auprès du grand public ?
Dans le cadre de ses missions générales, Air Breizh utilise des outils numériques de modélisation permettant de simuler la dispersion des polluants dans l’air à partir notamment des données météorologiques et d’émissions (issues de notre Émissions de polluants) .
La modélisation permet d’obtenir une information sur la qualité de l’air, quotidienne en tout point du territoire:
- Quel air a-t-on réellement respiré hier (J-1) ?
- Quel air va-t-on respirer aujourd’hui (J0) et demain (J+1) ?
ou sous forme de bilan annuel :
- Quelle est notre exposition chronique à la pollution ?
- La qualité de l’air de notre région s’améliore t-elle ?

La diffusion de la donnée
Concernant les analyses des concentrations en continu (H24), une fois l’air prélevé les informations sont transmises à une station d’acquisition qui transmet les données acquises par les appareils de mesure sont transmises au serveur central d’Air Breizh, via le réseau, afin d’y être consolidées et validées par une équipe de spécialistes, experts dans l’analyse de ces mesures.
Une fois validées, ces données servent à alimenter trois grands axes de travail :
- la modélisation qui en associant les mesures de terrain avec les données d’inventaires des émissions et les données météorologiques permet d’obtenir des prévisions de qualité de l’air à j+1, j+2, …
- La diffusion des données sur notre site internet et sur notre application AerMine pour informer le citoyen sur la qualité de l’air qu’il respire.
- La diffusion est également effectuée vers une base de données nationale gérée par le LCSQA, appelée Géod’air, créée par le ministère en charge de l’environnement, pour assurer une centralisation des données au niveau national et un rapportage au niveau européen.

Nos dernières publications
Découvrez toutes les publications et études d’Air Breizh sur le territoire Breton.