Mieux comprendre
Les polluants
Quels polluants à effets sanitaires (PES) sont suivis chez Air Breizh ?
À retrouver dans cet article :
Les polluants règlementés
Les particules fines (PM10 – PM2.5)
Le saviez-vous ? En 2022, en Bretagne les PM2.5 sont émises à 55% par le secteur résidentiel dont 90% provient du chauffage au bois. (Source Isea V6.1)
Les origines
Les particules fines (PM “Particulate Matter” en anglais) sont d’origine naturelle (érosion des sols, pollens, poussières sahariennes, feux de forêt, embruns…) ou anthropique, émises lors de la combustion de matières fossiles, transport routier, activités agricoles et industrielles (incinération, sidérurgie…).
Les PM sont donc constituées d’un ensemble très hétérogène de composés : sels (nitrates, sulfates, carbonates, chlorures,…), composés carbonés organiques (HAP, oxydes, matière organique,…), éléments traces (métaux lourds,…) ou encore carbone élémentaire.
Les particules en suspension se distinguent par leur granulométrie :
• les PM10 : ensemble de particules dont le diamètre aérodynamique est inférieur à 10 µm,
• les PM2,5 : particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm.
• Les particules ultrafines (PUF) : particules dont la taille est inférieure à 0,1 µm
Pour comparaison, le diamètre d’un cheveu mesure de 50 à 100 μm.
De la même manière que pour les polluants, on parle de particules primaires qui sont directement émises dans l’atmosphère et de particules secondaires qui résultent de réactions physico-chimiques à partir d’autres polluants gazeux dits “précurseurs” (NOx, SO2, NH3, COVNM…).

Les effets sur la santé
Les effets sur la santé sont variés et dépendent de la taille et de la composition chimique des particules. Les particules les plus grosses sont retenues par les voies aériennes supérieures. Plus elles sont fines et plus elles pénètrent profond dans l’arbre pulmonaire, elles atteignent les voies respiratoires inférieures et peuvent altérer la fonction respiratoire dans son ensemble.
Certaines de ces poussières très fines servent aussi de vecteurs à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes (métaux, HAP…), qui sont alors susceptibles de pénétrer dans le sang.

Les effets sur l’environnement
Les effets de salissures des bâtiments sont les atteintes à l’environnement les plus évidentes ; les particules contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles, elles peuvent limiter les échanges gazeux chez les plantes et réduire la photosynthèse.
Les particules réduisent la visibilité, et elles ont un effet complexe sur le climat : la plupart contribuent au refroidissement de l’atmosphère alors que d’autres, comme le “carbone suie”, participent au réchauffement de l’atmosphère en absorbant la lumière.
Les seuils réglementaires
PM10 :
- Moyenne annuelle actuelle : 40 µg/m3
- Moyenne annuelle nouvelle directive : 20 µg/m3
- Seuil de déclenchement d’un épisode en moyenne journalière : 50 µg/m3
PM2.5 :
- Moyenne annuelle actuelle : 25 µg/m3
- Moyenne annuelle nouvelle directive : 10 µg/m3
- Seuil de déclenchement d’un épisode en moyenne journalière (seulement en Ille et Vilaine) : 25 µg/m3
Accès aux données
PM10 :
PM2.5 :

Le dioxyde d’azote (NO2)
Le saviez-vous ? En 2022, en Bretagne le dioxyde d’azote est émis à 59% par le secteurroutier (Source Isea V6.1)
Les origines
Le terme “oxydes d’azote” (NOx) désigne le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ils apparaissent par oxydation de l’azote atmosphérique (N2) lors de toutes combustions, à haute température, de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole…).
Le dioxyde d’azote (NO2) se forme à partir de l’oxydation du NO qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles, dans la circulation routière, par exemple.
Les effets sur la santé
Le dioxyde d’azote (NO2) pénètre dans les voies respiratoires profondes, où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. Aux concentrations rencontrées habituellement le dioxyde d’azote provoque une hyperréactivité bronchique chez les asthmatiques.
Les effets sur l’environnement
Les NOx contribuent aux phénomènes des pluies acides (qui affectent les végétaux et les sols) et à l’augmentation de la concentration des nitrates dans le sol. Sous l’effet du soleil, ils participent à la formation d’ozone troposphérique et donc indirectement à l’accroissement de l’effet de serre.
Associés à l’ammoniac, ils ont un rôle précurseur dans la formation de particules secondaires.
Les seuils réglementaires
- Moyenne annuelle actuelle : 40 µg/m3
- Moyenne annuelle nouvelle directive : 40µg/m3
- Seuil déclenchement épisode en moyenne horaire : 200 µg/m3
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L’ozone (O3)
L’ozone est un polluant secondaire
Les origines
L’ozone (O3) est présent dans 2 couches atmosphériques, il faut différencier l’ozone stratosphérique (qualifié de “bon” ozone) de l’ozone troposphérique (qualifié de “mauvais” ozone).
• Dans la stratosphère (10 à 50 km d’altitude en moyenne), l’ozone est présent naturellement. Il forme la couche d’ozone qui filtre une partie des rayons ultraviolets (UV) émis par le soleil et nocifs pour notre santé d’atteindre la surface de la terre.
Les émissions anthropiques de gaz de type CFC (chlorofluorocarbure) détruisent la couche d’ozone protectrice qui perd de son épaisseur (on parle de “trou” dans la couche d’ozone notamment au dessus des pôles). Les rayons solaires peuvent alors parvenir en plus grand nombre jusqu’à la surface de la terre, ce qui provoque chez l’être humain des brûlures superficielles et des augmentations des cancers et vieillissements de la peau. La diminution de l’épaisseur de la couche d’ozone a aussi une influence sur l’environnement (réduction de croissance de certains végétaux, diminution de la production de phytoplancton…).
• Dans la troposphère (0 à 10 km d’altitude), là où nous respirons (ozone mesuré par Air Breizh) c’est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’atmosphère, mais qu’il se forme par réaction photochimique (en présence des rayons UV du soleil) à partir de précurseurs (NOx, COV…) d’origine automobile et industrielle. Il n’est pas émis directement dans l’atmosphère.
Les mécanismes réactionnels sont complexes et les concentrations d’ozone les plus élevées sont généralement mesurées au printemps et en été lorsque l’ensoleillement est important.
Les effets sur la santé
Capable de pénétrer profondément dans les poumons, l’ozone provoque à forte concentration une inflammation et une hyper-réactivité des bronches.
Des irritations du nez et de la gorge surviennent généralement, accompagnées d’une gêne respiratoire. Des irritations oculaires sont aussi observées.
Les effets sur l’environnement
L’ozone a des effets néfastes sur la végétation et perturbe la croissance de certaines espèces (baisse des rendements, nécroses foliaires…).
Il contribue à l’effet de serre.
Il attaque et dégrade certains matériaux : le caoutchouc par exemple
Les seuils réglementaires
- Nombre de jours / an de dépassement de la moyenne glissante de 120µg/m3 sur 8 heures : 25 (réglementation actuelle) / 18 (dans la nouvelle directive)
- Seuil de déclenchement d’un épisode : 180 µg/m3 en moyenne horaire
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Le dioxyde de soufre (SO2)
Les origines
Le dioxyde de soufre provient principalement de la combustion des combustibles fossiles (charbons, fiouls, …), au cours de laquelle les impuretés soufrées contenues dans les combustibles sont oxydées par le dioxygène de l’air (O2) en dioxyde de soufre (SO2). Ce polluant gazeux est ainsi rejeté par de multiples petites sources (installations de chauffage domestique, véhicules à moteur diesel, …) et par des sources ponctuelles plus importantes (centrales de production électrique ou de vapeur, chaufferies urbaines, …).
Depuis une vingtaine d’années, les émissions européennes de dioxyde de soufre sont en baisse. La diminution des consommations de combustibles fossiles et l’utilisation croissante de combustibles à basse teneur en soufre et de l’énergie nucléaire ont largement contribué à cette baisse des rejets polluants.
Les effets sur la santé
Le dioxyde de soufre est un gaz irritant, notamment pour l’appareil respiratoire, il affecte le fonctionnement des poumons et il provoque des irritations oculaires.
En 1952, la ville de Londres a été particulièrement touchée par les émissions de dioxyde de soufre. La pollution historique qui en a résulté a provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes.
Les effets sur l’environnement
Dans l’atmosphère, le SO2 se transforme principalement en acide sulfurique, ce qui contribue au phénomène des pluies acides.
Cet acide participe, en association avec d’autres polluants, à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels, il participe aussi à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux).
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Les métaux lourds
Les origines
Les métaux lourds regroupent une famille de composés assez vaste (plomb, mercure, arsenic, nickel, cadmium, zinc, chrome…), la plupart se trouvant à l’état particulaire, à l’exception du mercure (état gazeux).
Ils proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères et de certains procédés industriels (métallurgie des métaux non ferreux notamment). Certains métaux tels le cadmium, le mercure, le plomb ou encore le chrome sont retrouvés dans la fumée de tabac.
Parmi cette famille de polluants, quatre sont concernés par la réglementation dans l’air ambiant en raison de leur toxicité : le plomb (Pb), l’arsenic (As), le cadmium (Cd) et le nickel (Ni).
Les effets sur la santé
Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques à court et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, cardiovasculaire…
Le plomb est un toxique neurologique bien connu, responsable du saturnisme. Il peut entraîner chez l’enfant des troubles du développement cérébral. L’atteinte rénale causée par le cadmium peut être l’origine d’une décalcification osseuse, de douleurs et de fractures.
Le nickel, bien que permettant d’éviter les anémies en fer, peut à forte dose provoquer des dysfonctionnements de la fonction thyroïdienne.
L’arsenic, oligo-élément à petite dose, a longtemps été employé comme poison pour provoquer la mort.
Le nickel, l’arsenic et le cadmium sont classés cancérigènes.
Les effets sur l’environnement
Les dépôts de métaux lourds sur les surfaces (sols, eaux…) conduisent à une contamination de la chaine alimentaire. Ils s’accumulent dans les organismes vivants dont ils perturbent l’équilibre biologique.
Les seuils réglementaires
- As : en moyenne annuelle dans la fraction PM10 : 6 ng/m3
- Cd : en moyenne annuelle dans la fraction PM10 : 5 ng/m3
- Ni : en moyenne annuelle dans la fraction PM10 : 20 ng/m3
- Pb : en moyenne annuelle dans la fraction PM10 : 0.5 µg/m3
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Les hydrocarbures aromatiques polycycliques
Les origines
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont composés d’atomes de carbone et d’hydrogène dont la structure comprend au moins 2 cycles aromatiques. Ils sont émis à la fois par des sources naturelles (volcans, feux de forêt) et des sources anthropiques (activités humaines telles que l’industrie et transports routiers, …).
Ce sont des constituants naturels du charbon, du pétrole ou qui proviennent de la combustion incomplète de matières organiques telles que les carburants, le bois, le tabac.
Les plus légères (jusqu’à 3 cycles aromatiques) sont présentes à l’état gazeux dans l’air ambiant, et les plus lourdes ont tendance à se fixer sur les particules en suspension.
Parmi cette famille de composés, seul le Benzo(a)pyrène est concerné par la réglementation en air extérieur.
Les effets sur la santé
L’exposition humaine de tous ces HAP est due principalement à l’inhalation d’air pollué (fumée de cigarette, pollution automobile, industrielle et domestique) et à l’ingestion de nourriture et d’eau contaminées par les produits de combustion.
Les HAP sont des molécules biologiquement actives qui, une fois accumulées dans les tissus organiques, se prêtent à des réactions de transformation en métabolite. (transformation de la molécule dans une autre forme que sa forme d’origine)
Ces métabolites ainsi formés peuvent avoir un effet plus ou moins marqué en se liant à des molécules telles que les protéines, l’ARN, l’ADN et en provoquant des dysfonctionnements cellulaires.
Le Benzo(a)pyrène (B(a)P) est l’un des HAP les plus toxiques et le plus étudié, de part son caractère mutagène et fortement cancérigène.
Les effets sur l’environnement
Les HAP se déposent en particules et ont les mêmes effets que les poussières. Ils peuvent être bio-accumulés par la faune et la flore. Des études ont montré que des HAP peuvent être retrouvés entre autres dans les poissons et les crustacés.
Certains HAP, comme le Benzo(a)pyrène, peuvent persister dans l’atmosphère pendant plusieurs années.
Les seuils réglementaires
- Benzo(a)pyrène : en moyenne annuelle dans la fraction PM10 : 1 ng/m3
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Les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM)
Les origines
Un composé organique volatil non méthanique (COVNM) est un composé principalement constitué d’atome de carbone et d’hydrogène.
Il peut aussi contenir des atomes d’oxygène, d’azote, de soufre ou de métal. Ces composés, d’après leurs propriétés physico-chimiques, se trouvent à l’état de vapeur dans notre atmosphère.
Ils sont présents dans les carburants, les peintures, les encres, les colles, les détachants, les cosmétiques et les solvants. Ils sont émis par l’industrie, la combustion (chaudière, transport…), l’usage domestique de solvants mais également par la végétation (exemple des terpènes).
Parmi cette famille de composés, seul le Benzène (C6H6) est concerné par la réglementation en air extérieur. Il est émis majoritairement par le secteur résidentiel (chauffage au bois) et les transports.
Les effets sur la santé
Les effets des COVNM sur la santé sont multiples. Ils peuvent causer différents troubles soit par inhalation, soit par contact avec la peau. Ils peuvent provoquer des irritations de la peau, des yeux et du système respiratoire. Ils peuvent aussi entraîner des troubles cardiaques, digestifs, rénaux, nerveux.
L’inhalation d’un taux très élevé de benzène peut causer la mort, tandis que des taux élevés peuvent occasionner des somnolences, des vertiges, une accélération du rythme cardiaque.
Le benzène est connu pour ces effets mutagènes et cancérigènes.
Les effets sur l’environnement
Les COVNM interviennent en tant que précurseurs dans la formation de l’ozone en réagissant notamment avec les oxydes d’azote, ainsi qu’à la formation d’aérosol organique secondaire (particules secondaires).
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Le monoxyde de carbone (CO)
Les origines
Le monoxyde de carbone (CO), est un gaz incolore, inodore essentiellement d’origine anthropique.
Il provient de la combustion incomplète des combustibles et des carburants, la combustion complète produisant du CO2. Cette combustion se produit dans un air appauvri en oxygène.
Ce gaz est ainsi produit par les installations de chauffage, les cuisinières, les cheminées… Le tabagisme est aussi une source de monoxyde de carbone dans l’air intérieur. Le monoxyde de carbone est également émis par les automobiles (combustion d’essence).
Les effets sur la santé
Le monoxyde de carbone se fixe sur l’hémoglobine du sang, avec une affinité supérieure à celle de l’oxygène. Les organes les plus sensibles à cette diminution de l’oxygénation sont le cerveau et le cœur.
L’inhalation de CO entraîne des maux de tête et des vertiges. Nausées et vomissements apparaissent à forte concentration. En cas d’exposition prolongée à des niveaux élevés en milieu confiné, ce polluant peut avoir un effet asphyxiant mortel.
Les effets sur l’environnement
Ce gaz participe à l’acidification de l’air, des sols, et des cours d’eau, ce qui affecte les écosystèmes. Le monoxyde de carbone participe avec les COVNM et les NOx à la formation de l’ozone troposphérique.
Il peut aussi par réaction chimique se transformer en CO2, un des principaux gaz responsables de l’effet de serre.
Les seuils réglementaires
- CO : Maximum journalier de la moyenne journalière sur 8 heures glissantes : 10 000 µg/m3
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Les polluants non règlementés

Le carbone suie (BC)
Les origines
Le carbone suie (ou black carbon noté BC) est produit par la combustion incomplète de combustibles d’origine fossile et de biomasse.
Les principales sources sont les moteurs à combustion (diesel et autres carburants fossiles), la combustion résidentielle de bois et de charbon, l’utilisation de fioul lourd, le brûlage de déchets agricoles/végétaux ainsi que les feux de forêt.
Les effets sur la santé
Le carbone suie est majoritairement présent dans les particules fines PM2,5 et principalement dans les PM1.
Plus les particules sont fines ; plus elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire.
Du fait de sa petite taille, le carbone suie pénètre profondément dans l’appareil respiratoire et favorise le risque cardio-vasculaire.
Au-delà de ces propriétés physiques qui lui permettent de pénétrer profondément dans l’organisme, l’impact sanitaire du carbone suie est aussi en lien avec les propriétés chimiques des fractions organiques et métalliques. En effet, la présence du carbone suie s’associe à celle du carbone organique produit lors des processus de combustion incomplète. Il sert aussi de vecteur à différentes à différentes substances toxiques voire cancérigènes ou mutagènes. (HAP, métaux…).

Les effets sur l’environnement
Les effets de salissures sur les bâtiments sont les impacts sur l’environnement les plus évidents visuellement. Le dépôt de carbone suie sur des surfaces glacées ou enneigées réduit le pouvoir réfléchissant (albédo) et accentue leur fonte.
Le carbone suie a une grande capacité à absorber le rayonnement solaire. Autrement dit sa présence dans l‘atmosphère participe au réchauffement climatique.
Nos rapports sur le carbone suie

L’ammoniac (NH3)
Le saviez-vous ?
Objectif pour la France : réduire de 13% ses émissions d’ammoniac en 2030
Les origines
Sous forme gazeuse, l’ammoniac est utilisé par l’industrie pour la fabrication d’engrais, d’explosifs et de polymères.
L’ammoniac est principalement émis par le secteur de l’agriculture (rejets organiques de l’élevage, utilisation d’engrais azotés…).
La formation d’ammoniac se réalise aussi lors de la transformation des engrais azotés présents dans les sols par les bactéries.
Les effets sur la santé
L’ammoniac est un gaz incolore et odorant, très irritant pour le système respiratoire, la peau, et les yeux. Son contact direct peut provoquer des brûlures graves. A forte concentration, ce gaz peut entraîner des œdèmes pulmonaires. L’ammoniac est un gaz mortel à très forte dose.
La présence d’ammoniac, à l’intérieur des bâtiments d’élevage, rend les conditions de travail plus difficiles mais peut aussi provoquer des effets sur la santé des agriculteurs. Des études cliniques ont prouvé un lien entre le taux de contamination de l’air et la prévalence des maladies pulmonaires chez les travailleurs.
Le risque de développement de maladies pour les animaux vivant dans des milieux à fortes concentration d’ammoniac a été observé chez les porcs.
L’ammoniac est également un des précurseurs de particules secondaires.
Les effets sur l’environnement
Acidification et eutrophisation des milieux
Dans l’eau, l’ammonium (forme soluble de l’ammoniac) est converti sous forme nitrate et sa présence conduit à une baisse du pH. Cette acidification du milieu se traduit par une réduction de la diversité des plantes et des animaux aquatiques. Un excès d’azote dans les sols peut également conduire à une acidification des sols impactant le développement et la croissance des plantes.
L’accumulation d’azote converti en nitrate dans l’eau ou dans les sols peut également conduire à des phénomènes d’eutrophisation. Dans l’eau, l’enrichissement en azote permet une croissance excessive des algues ce qui conduit à un déclin de la biodiversité (réduction de la clarté de l’eau, réduction de l’oxygène de l’eau).
Toxicité directe sur les espèces végétales
La présente d’azote ammoniacal dans l’air peut conduire à l’apparition de carences chez certaines plantes. Pour éviter une accumulation toxique d’ammoniac, les espèces peuvent activer des mécanismes d’excrétion de cations afin d’éliminer le surplus d’ion ammonium. Ce mécanisme créé alors des carences en éléments nutritifs qui ont dû être mobilisés. L’absorption d’ammoniac par les plantes peut affaiblir les mécanismes de défense naturels des plantes.
Contribution au changement climatique
L’usage d’engrais azoté joue un rôle dans le réchauffement climatique par sa contribution à l’effet de serre. Avant d’être absorbé par la plante, l’azote va subir un processus appelé dénitrification. Toutefois, il arrive fréquemment que les dernières étapes de cette réaction ne se réalisent pas faute de conditions environnementales non réunies. Une dénitrification partielle de la forme nitrate de l’azote peut conduire à l’émission de protoxyde d’azote dans l’air. Il est estimé qu’environ 1 à 2% de l’azote contenu dans les engrais azotés soient effectivement converti en protoxyde d’azote. Celui-ci est un gaz à effet de serre puissant avec un potentiel de réchauffement global de 265.
Découvrez le projet ABAA
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Les pesticides
Les origines
Le terme pesticides, regroupent l’ensemble des composés chimiques utilisés pour lutter contre des organismes considérés indésirables par l’Homme (insectes, champignons, bactéries, végétaux…).
Sous le terme de pesticides plusieurs familles sont différenciées selon leur actions. Les composés les plus couramment utilisés sont :
- les herbicides : pour lutter contre les végétaux non désirables dans les cultures.
- les insecticides : pour lutter contre les insectes en les tuant, ou en empêchant leur reproduction pour la protection des cultures. Les insecticides peuvent agir sur la cible par contact, ingestion ou inhalation. Ce sont souvent les plus toxiques des pesticides.
- les fongicides : pour lutter contre les champignons parasites des cultures (comme l’ergot du seigle, par exemple pour le blé et autres céréales). Les fongicides peuvent être produits à l’état naturel par certains végétaux.
L’usage agricole des pesticides (grandes cultures, viticulture, arboriculture) est le plus connu. Ils sont pourtant utilisés dans bien d’autres domaines : voirie, voies ferrées, espaces verts, jardins particuliers…
Les pesticides peuvent donc s’introduire dans l’air :
- lors de l’application, une fraction pulvérisée (la dérive) qui n’atteint pas le sol ou la culture et qui est mise en suspension par le vent ou les courants d’air,
- après le dépôt en se volatilisant à partir des sols ou de la végétation traitée
- par érosion éolienne sous forme absorbée sur les poussières de sols traités.
La contamination de l’air par les pesticides est une composante de la pollution atmosphérique qui demeure moins documentée que d’autres milieux.
Les effets sur la santé
Les pesticides regroupent un nombre très important de substances dont la toxicité et les effets sur la santé sont variables.
Certains sont peu toxiques mais extrêmement persistants. Ces produits deviennent alors dangereux du fait de leur accumulation dans les organismes et dans l’environnement.
D’autres sont très toxiques à court terme, et peuvent provoquer des intoxications aigües, notamment chez les utilisateurs. Ces pesticides peuvent provoquer des atteintes dermatologiques, neurologiques, hépatiques, cardiovasculaires, respiratoires et neuro-dégénératives. Ils peuvent aussi être responsables de troubles du système immunitaire ou reproductif.
Enfin, ils peuvent être cancérigènes et tératogènes (c’est-à-dire provoquant des malformations sur les fœtus).
A la toxicité de ces matières actives, il peut s’ajouter celle des solvants et autres additifs, qui se traduisent le plus souvent par une irritation plus ou moins intense des voies de contacts (peau, yeux, voies respiratoires, tube digestif).
Les effets sur l’environnement
L’utilisation accumulée de pesticides entraine une dégradation lente et progressive de la biodiversité des sols agricoles.
De nombreux animaux s’intoxiquent avec les pesticides: moineaux, abeilles, poissons…
Par ailleurs, certains composés tels les insecticides nuisent à l’activité d’organismes essentiels pour la fertilité des sols, comme les bactéries, champignons, algues, vers de terre, insectes…
Pour autant, certaines espèces deviennent de plus en plus résistantes, encourageant l’application de produits plus concentrés, plus toxiques et/ou en plus grande quantité.
La rémanence de ces composés dans l’environnement peut varier de quelques heures à plusieurs années. Certains sont même classifiés en tant que Polluants Organiques Persistants (POP): ils persistent pendant des années dans l’environnement et se retrouvent dans la chaine alimentaire de par leurs facilités d’accumulation dans les graisses (caractère «lipophile»).
Les seuils règlementaires
- Il n’existe pas à ce jour de valeur réglementaire sur la contamination en pesticides dans les différents milieux aériens (air ambiant et air intérieur).
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Les particules ultrafines (PUF)
Les origines
Les particules ultrafines (PUF), désormais prises en compte dans la nouvelle directive européenne bien qu’elles ne disposent d’aucun seuil réglementaire, sont les plus petites particules mesurables, avec une taille inférieure à 0,1µm(100 nanomètres), comparable à celle d’un virus ou d’une molécule d’ADN.
Ces dernières sont mesurées en nombre plutôt qu’en masse, de part leur taille infime, qui rendrait une mesure en masse insignifiante et non représentative de leur concentration dans l’atmosphère.
Elles peuvent constituer jusqu’à 80 % du total des particules.
Les particules peuvent avoir une origine naturelle ou anthropique. Les sources naturelles incluent les feux de forêts, les poussières sahariennes, les éruptions volcaniques et les pollens. Cependant, leur origine anthropique est prédominante, principalement liée aux procédés de combustion tels que les émissions des moteurs à combustion interne, le chauffage domestique et la combustion de matières fossiles.
Cependant, concernant les particules ultrafines, l’origine anthropique est prédominante dont notamment le trafic routier. Ces émissions, directement liées à la combustion des carburants fossiles et au frottement des freins et des pneus, contribuent fortement à la dégradation de la qualité de l’air, notamment en milieu urbain.
Les périodes froides aggravent également les pics de pollution, avec des niveaux de particules atteignant deux à trois fois ceux observés en temps normal. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones urbaines et périurbaines, où le chauffage au bois s’ajoute aux sources de pollution existantes.
Les effets sur la santé
Les particules ultrafines (PUF) présentent des risques sanitaires majeurs en raison de leur capacité à pénétrer profondément dans l’organisme. Contrairement aux particules plus grossières (PM10) qui se déposent dans les voies respiratoires supérieures, les PUF, de part leur taille infime, peuvent atteindre les voies inférieures et traverser la barrière pulmonaire pour entrer dans la circulation sanguine, et atteindre différents organes.
L’exposition à ces particules est associée à des troubles respiratoires et cardiovasculaires, des effets neurologiques, des complications périnatales et une altération du développement cognitif chez l’enfant, ainsi qu’à une augmentation du nombre de cancers et des décès anticipés.
Ainsi, une personne asthmatique va être plus sensible à la pollution, car outre la présence d’un terrain inflammatoire, l’élimination des particules au niveau de l’arbre bronchique va être plus longue et elle sera donc exposée plus longtemps.
De plus, des études publiées dans The Lancet Planetary Health (2022), ont montré que ces particules peuvent passer de la mère à l’enfant via le placenta, favorisant ainsi le développement des pathologies respiratoires dès la naissance.

Les PUF représentent donc une menace importante pour la santé humaine et un enjeu majeur de santé publique surtout dans les grandes agglomérations où les niveaux sont plus élevés du fait de la densité de population.
Les effets sur l’environnement
Les PUF impactent la météo et le climat. Selon leur taille, leur composition chimique et leur couleur, elles peuvent absorber, diffuser ou réfléchir le rayonnement solaire et ainsi refroidir ou réchauffer l’atmosphère.
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Le sulfure d’hydrogène (H2S)
Les origines
Le sulfure d’hydrogène (H2S) est un gaz incolore, d’odeur fétide caractéristique d’œufs pourris. C’est un gaz présent naturellement dans le pétrole, le gaz naturel, et les gaz volcaniques.
Il est produit lors de la fermentation des matières organiques. Ainsi, la dégradation des algues vertes émet du sulfure d’hydrogène.
Le sulfure d’hydrogène est généré de manière anthropique par l’industrie, en particulier la transformation des produits alimentaires, le traitement des eaux usées, et les raffineries de pétrole.
Les effets sur la santé
L’exposition à ce gaz provoque des irritations des yeux, de la gorge, un souffle court et affecte les poumons.
Le sulfure d’hydrogène est considéré comme un poison. A forte concentration, il peut provoquer des pertes de connaissances ou la mort après quelques mouvements respiratoires.
Les effets sur l’environnement
Le sulfure d’hydrogène n’aurait pas d’effet sur l’environnement aux concentrations habituellement rencontrées dans l’air ambiant, hormis les odeurs. Il peut avoir un effet corrosif à des concentrations beaucoup plus élevées.
Seuil d’alerte
1 ppm fixé par le HCSP
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Et les gaz à effet de serre dans tout ça ?
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