Les algues vertes
Mesurer l’hydrogène sulfuré (H2S) émis par algues vertes en Bretagne pour permettre aux collectivités d’agir rapidement et protéger les riverains en les informant de manière fiable.
Pendant la saison de surveillance des algues vertes, retrouvez les mesures directement sur votre application AERMINE :

À retrouver dans cet article :

Croissance des algues vertes accentuée par un apport d’éléments nutritifs
En Bretagne, les marées vertes sont principalement dues à la prolifération d’algues du genre Ulva. Se développant naturellement dès le printemps grâce à l’augmentation de la température de l’eau et une luminosité plus intense, les ulves ont une croissance accélérée dans des eaux enrichies en nutriments (azote en particulier). Leur développement excessif entraine leur accumulation sur les plages ; ce phénomène est appelé ‘marées vertes’
Leur couleur verte provient de la chlorophylle qu’elles contiennent. Lorsqu’elles se dessèchent, elles perdent progressivement cette pigmentation et prennent une teinte blanchâtre.
Les facteurs de prolifération des algues vertes
Depuis les années 70, la Bretagne fait face à un phénomène de prolifération saisonnière des algues vertes.
Cette croissance d’algues vertes est favorisée par l’effet de trois principaux facteurs :
- La météorologie, qui constitue le traceur le plus pertinent pour suivre les nuisances liées à la décomposition des algues vertes, notamment au regard de leurs impacts sanitaires.
- Les nitrates issus des cours d’eau du littoral qui nourrissent les algues en azote ;
- La morphologie de certaines baies, fermées et peu profondes ; les algues prolifèrent ainsi en eau claire et peu renouvelée.
Depuis plus d’une dizaine d’années, les collectivités s’organisent pour ramasser les algues au fur et à mesure de leur échouage sur les plages lorsque cela est techniquement réalisable.
Dans certaines configurations où la collecte n’est pas possible (vasières, rochers), les algues s’accumulent, entrent en décomposition et produisent des gaz toxiques, dont l’hydrogène sulfuré (H2S).


Et la surveillance en Bretagne ?
Air Breizh a réalisé à partir de 2005 des campagnes de mesure ponctuelles de l’hydrogène sulfuré sur plusieurs sites du littoral breton, proche des zones de dépôts et de putréfaction, ainsi qu’autour des sites de traitement des algues vertes.
Ce gaz plus dense que l’air, d’odeur fétide caractéristique d’œuf pourri, a été identifié comme le traceur le plus pertinent pour suivre les nuisances liées à la décomposition des algues vertes.
Depuis 2017, des campagnes d’étude ont été spécifiquement réalisées dans la baie de Saint-Brieuc, zone qui concentre la grande majorité des échouages d’algues vertes dans la région.
Depuis 2017 les données de mesures sont accessibles ici.
Depuis 2022, grâce au soutien financier de l’ARS Bretagne, un réseau de surveillance régionale d’hydrogène sulfuré est déployé sur des sites des baies « Algues vertes » bretonnes identifiées dans le Plan de Lutte contre les Algues Vertes (PLAV), soumises à des phénomènes d’échouage et de putréfaction persistants.
