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Les particules en suspension

Les particules en suspension constituent un ensemble très hétérogène, compte tenu de la diversité de leur composition, de leur état (liquide ou solide) et de leur taille (de 0,005 à 100 µm).
Alors que les "grosses particules" se déposent rapidement sous l’effet de leurs poids, les petites particules restent en suspension dans l’air.
Les particules de diamètre inférieur ou égal à 10 µm, appelées PM10, peuvent rester en suspension dans l’air pendant des jours, voire des semaines, et être transportées par les vents sur de très longues distances.

Les particules d'origine naturelle
 

L’érosion éolienne, les feux de forêts, les éruptions volcaniques, émettent naturellement des particules. Ces dernières comprennent les embruns océaniques, poussières du sol, particules minérales, organiques, biologiques (pollens, champignons, bactéries, virus)… Les particules d’origine naturelles sont généralement les plus grosses (diamètre supérieur à 2,5 µm).

Les particules d’origine anthropique

L’activité humaine émet des particules fines. Ces particules, constituées de cendres, de composés organiques, de métaux…, proviennent de la combustion de combustibles fossiles, de l’essence et du gazole (transport, installations de chauffage, industries, usines d’incinération des ordures ménagères, centrales thermiques…), ainsi que du revêtement des routes et des chantiers de construction.
  
Si les émissions de particules ont baissé depuis quelques années, du fait du traitement des rejets industriels, du développement des chauffages à l’électricité et au gaz, et des centrales électriques nucléaires au détriment des centrales thermiques, la part du transport routier a fortement augmenté avec l’extension du parc des véhicules diesel, émetteurs notamment de particules « fines » de diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm, appelées PM2,5. 

Leurs effets sur la santé

La toxicité des particules dépend de leur taille et de leur composition. Leur rôle a été démontré dans certaines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenchement de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles.
   
Les particules les plus grosses (> 10 µm), visibles à l’œil nu, ne sont pas les plus inquiétantes pour la santé. Retenues par les voies aériennes supérieures (nez, gorge), elles ne pénètrent pas dans l’appareil respiratoire. Elles peuvent cependant être ingérées et provoquer des cancers.

Les particules de diamètre compris entre 2,5 et 10 µm atteignent les parties supérieures du système respiratoire. Elles peuvent être éliminées par filtration des cils de l’arbre respiratoire et la toux.

Les particules les plus fines (<2,5 µm) sont les plus dangereuses. Capables de pénétrer au plus profond de l’appareil respiratoire, elles atteignent les voies aériennes terminales, se déposent par sédimentation ou pénètrent dans le système sanguin. Ces particules peuvent véhiculer des composés toxiques, allergènes, mutagènes ou cancérigènes, comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les métaux.  

Leurs effets sur l’environnement

Les particules en suspension peuvent réduire la visibilité et influencer le climat en absorbant et en diffusant la lumière. Les particules, en se déposant, salissent et contribuent à la dégradation physique et chimique des matériaux. Accumulées sur les feuilles des végétaux, elles peuvent les étouffer et entraver la photosynthèse.