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Le protoxyde d’azote (N2O)

Origines

Le protoxyde d’azote (N2O) est émis principalement par les produits azotés utilisés et générés par l’agriculture (engrais, fumier, lisier). Dans une moindre mesure, les industries manufacturières sont aussi émettrices de ce composé. Une petite partie des émissions de protoxyde d’azote est attribuée au trafic routier, en particulier aux pots catalytiques.

Ses effets sur l’environnement

Le protoxyde d’azote est un puissant gaz à effet de serre. Son pouvoir réchauffant correspond à 296 fois celui du CO2. C'est le quatrième plus important gaz à effet de serre à contribuer au réchauffement de la planète après la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).
Lorsque les rayons solaires atteignent notre planète, l’énergie qu’ils apportent à la surface terrestre se transforme en chaleur. Les gaz à effets de serre emprisonnent une partie de cette chaleur autour de la terre, en retenant le rayonnement infrarouge réémis par la planète. La chaleur accumulée provoque ainsi le réchauffement climatique.
Ce changement climatique a des conséquences directes, physiques et climatiques sur l’environnement (fontes des glaciers, élévation du niveau de la mer). Il influe aussi sur les écosystèmes et en particulier en modifiant la biodiversité.

Ses effets sur la santé

Le protoxyde d’azote est utilisé en médecine pour ses propriétés anesthésiques .Le protoxyde d'azote est aussi un gaz hilarant. A forte dose, il entraîne l’euphorie, et des troubles de la perception visuelle et auditive. Il possède un effet sédatif, et provoque également vertiges, angoisse, troubles digestifs (nausées, vomissements). Enfin, il peut entraîner des troubles neurologiques (tremblements, coordination des mouvements).