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Le dioxyde de soufre (SO2)

Un polluant d’origine fossile

Le dioxyde de soufre provient principalement de la combustion des combustibles fossiles (charbons, fiouls, …), au cours de laquelle les impuretés soufrées contenus dans les combustibles sont oxydées par l’oxygène de l’air O2 en dioxyde de soufre SO2. Ce polluant gazeux est ainsi rejeté par de multiples petites sources (installations de chauffage domestique, véhicules à moteur diesel, …) et par des sources ponctuelles plus importantes (centrales de production électrique ou de vapeur, chaufferies urbaines, …).
Certains procédés industriels produisent également des effluents soufrés (production d’acide sulfurique, raffinage de pétrole, métallurgie des métaux non ferreux, …). Depuis une vingtaine d’années, les émissions européennes de dioxyde de soufre sont en baisse. La diminution des consommations de combustibles fossiles et l’utilisation croissante de combustibles à basse teneur en soufre et de l’énergie nucléaire ont largement contribué à cette baisse des rejets polluants.

Un polluant industriel et urbain

En France, dans les régions éloignées des zones industrielles, l’atmosphère présente généralement des teneurs moyennes en dioxyde de soufre inférieures à 5 µg/m3. Toutefois, dans les régions situées sous les vents d’établissements industriels émetteurs, des concentrations de pollution soufrée plus élevées peuvent être mesurées. En ville, les abords des voies de circulation sont également touchés par la pollution soufrée, notamment lorsque la fréquentation des véhicules diesel y est élevée.

Ses effets sur la santé

Le dioxyde de soufre est un gaz irritant, notamment pour l’appareil respiratoire. Les fortes pointes de pollution peuvent déclencher une gêne respiratoire chez les personnes sensibles (asmathiques, jeunes enfants). Les efforts physiques intenses accroissent les effets du dioxyde de soufre. Aux concentrations habituellement observées dans l’environnement, une très grande proportion du dioxyde de soufre inhalé est arrêtée par les sécrétions muqueuses du nez et des voies respiratoires supérieures. Le dioxyde de soufre qui atteint le poumon profond, passe dans la circulation sanguine puis est éliminé par voie urinaire.
En 1952, la ville de Londres a été particulièrement touchée par les émissions de dioxyde de soufre. La pollution historique qui en a résulté a provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes. Des études épidémiologiques réalisées à Paris et Lyon, ont récemment montré qu’une hausse des concentrations de dioxyde de soufre s’accompagnait notamment d’une augmentation du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire.

Ses effets sur l’environnement

Dans l’atmosphère, le dioxyde de soufre se transforme principalement en acide sulfurique, qui de dépose au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels, il participe aussi à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux).