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Pollution photochimique
    L’ozone (O3) est un polluant secondaire, c’est-à-dire qu’il n’est pas rejeté directement dans l’air, mais qu’il se forme par réaction chimique entre les gaz précurseurs d’origine automobile et industrielle. Les réactions de production d’ozone sont amplifiées par les rayons solaires ultra-violets, c’est pourquoi les concentrations d’ozone les plus élevées sont généralement mesurées au printemps et en été lorsque l’ensoleillement est important.

Formation de l’ozone
   NO2 + O2 => NO +O3
    Pour former du dioxyde d’azote (NO2), il faut du monoxyde d’azote (NO) directement rejeté par les automobiles, combiné à des composés organiques volatils (COV) provenant principalement des industries.

Ses effets sur la santé
    Capable de pénétrer profondément dans les poumons, l’ozone provoque à forte concentration une inflammation et une hyper-réactivité des bronches. Des irritations du nez et de la gorge surviennent généralement, accompagnées d’une gêne respiratoire. Des irritations oculaires sont aussi observées.

Ses effets sur la végétation
    Une exposition de quelques heures à des concentrations d’ozone supérieures à 80 µg/m3 suffit à provoquer l’apparition de nécroses sur les feuilles des plantes les plus sensibles. Au niveau physiologique, l’ozone altère les mécanismes de la photosynthèse et de la respiration, et donc diminue l’assimilation carbonée de la plante. La productivité de certaines variétés d’espèces cultivées peut s’en trouver diminuée. Le suivi de la pollution par l’ozone considère deux seuils, au-delà desquels la végétation peut être affectée : 65 µg/m3 d’ozone sur 1 journée et 200 µg/m3 d’ozone sur 1 heure.

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